Dans une boîte à bi-baps
Pleine de cigares à nœuds pap
Et de filles au regard noyé
Pendues à leurs ronds de fumée
Moi dérivant sur ma nappe
J’attendais le dernier slap
Pour rejoindre mon No Where Hill
De l’autre coté de la ville
Filé de près par le fantôme de London Jack
Du flic jamais très loin le flingue ou la matraque
Vous n’auriez pas donné très cher de ma peau
Ce soir là
Mais voilà que je sonne chez deux guitares en vrac
Un saxo déprimé et un piano patraque
Je leur dis ça fait trop longtemps qu’on s’attend
On y va
On descend par les ruelles
Prendre d’un drums des nouvelles
Puis sur le port au bout du quai
Cueillir une basse qui s’ennuyait
On file à pleins décibels
Chez deux percus qu’on réveille
Les voilà tout d’suite dans la fête
Aussi leur voisine, la trompette
Et voilà que se pointe en tétant son mégot
Sorti de taule ou de l’oubli le vieux Banjo
Et un violon à l’air un peu compassé
Trop blasé
Toi Banjo tu n’vaux pas la corde pour te jouer
Toi Violon ce n’est pas une flèche ton archet
Mais tous les deux trouvent assez vite un accord
A la vie à la mort
Ca faisait longtemps que la ville ne chantait plus
Ca faisait longtemps que la vie ne changeait plus
Ca faisait longtemps qu’on ne savait plus s’aimer… |